Lettre à Louis Althusser parue dans Louis Althusser, Écrits sur la psychanalyse, Freud et Lacan, Paris, Stock/Imec, 1993, pp. 304-305.

[Paris]

(304)Vendredi, avant de partir pour l’hôpital, donc en hâte.

 

Cher Althusser

 

Je ne veux pas vous barber au téléphone. Mais sachez qu’il ne faut pas vous donner de mal pour me trouver un nouvel abri. (J’ai été avec Nassif comme je devais être, mais n’en tenez pas compte).

Je n’irai nulle part ailleurs – et ici au reste viderai promptement les lieux[1].

La lettre que j’ai reçue met très heureusement en valeur l’incidence de la « réforme ». En informer les étudiants ainsi que de ma position réelle dans l’Université, laisse peut-être une trace un peu durable dans leur tête.

On me dit (c’est une façon de dire) que je suis le seul ( !) cours magistral qui ne soit absolument pas contesté : cette intervention et sa suite prendra ainsi toute sa valeur.

(305)Pour plus de détail, à jeudi. Mais la question sera alors déjà bouclée. La fin du trimestre y est favorable.

 

Votre                                 J.L.

 

Ce 21 III 69

 

 

 



[1] Jacques Lacan mettra effectivement un terme à son séminaire « D’un Autre à l’autre » (Séminaire XVI, inédit), à l’École normale supérieure, après la séance du 25 juin 1969.