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Maryse Choisy

    Maryse Choisy (1903-1979) est un personnage assez original dans l'histoire de la psychanalyse française. Cette femme aux multiples facettes a été tour à tour journaliste, écrivaine et thérapeute. Proche du mouvement surréaliste dont elle fréquentait les dirigeants, Maryse Choisy fut aussi fondatrice de "L'Alliance Mondiale des Religions". Dirigeante de la revue Psyché, Maryse Choisy est restée indépendante des institutions analytiques officielles dont elle cotoyait volontier les membres.

    D'abord en analyse à Vienne avec Freud, Maryse Choisy interrompit brusquement sa démarche pour des raisons restées nébuleuses. Elle reprendra plus tard son analyse avec Laforgue et fera par la suite une tranche sur le divan de Charles Odier. Maryse Choisy fut un membre actif du groupe d'amis et d'anciens patients qui tournait autour de Laforgue.

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Juliette Favez-Boutonnier

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Charles Odier

    Né en Suisse d'une famille originaire de Normandie, Charles Odier (1886-1954) compte parmi les pionniers de la psychanalyse tant en Suisse qu'en France. Après des études de médecine et de neurologie, Charles Odier a poursuivi sa formation psychiatrique à Vienne chez Wagner-Jauregg. C'est toutefois à Berlin que, comme plusieurs de ses contemporains, il fera sa formation à la pratique de la psychanalyse.

    Analysé d'abord par Karl Abraham, puis après le décès de son analyste par Franz Alexander, Charles Odier a travaillé, de concert avec son ami Raymond de Saussure à l'établissement de la psychanalyse en Suisse avant de participer à la fondation de la Société Psychanalytique de Paris où il joua un rôle dans la formation de toute une génération de psychanalystes français. Homme de grande culture, il travailla à Paris pendant plus d'une décennie avant de retourner en Suisse au début de la seconde guerre mondiale.

    Influencé par les travaux de Jean Piaget, Charles Odier, en collaboration avec sa deuxième femme Germaine Guex, a élaboré une oeuvre faisant la part large au point de vue génétique et au développement du Moi.

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Henri Codet

    Psychiatre de formation, Henri Codet (1889-1939) fut l'un des membres fondateurs du groupe de "L'évolution psychiatrique". Élève du professeur Claude, Codet travailla auprès de Pichon et de Borel. C'est avec ce dernier qu'il fit son analyse, ce qui lui permit de devenir en 1926 le premier membre titulaire co-opté de la Société Psychanalytique de Paris dont il fut inscrit comme membre fondateur.

    Assez proche de Laforgue, avec qui il publia certains textes, Codet appartient à cette génération d'analystes français qui n'avait pas encore eu l'occasion d'acquérir une formation rigoureuse et mêlait dans l'enthousiasme mais aussi dans l'ambivalence, un certain nombre de notions analytiques et étrangères.

    Henri Codet a démissionné de la S.P.P. en 1939 avant de trouver la mort dans un accident d'auto en décembre de la même année.

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Raymond de Saussure

Raymond de Saussure     Né en Suisse d'une famille originaire de Lorraine, Raymond de Saussure (1884-1971) s'inscrit dans une lignée d'augustes personnages. Son père est d'ailleurs Ferdinand de Saussure, le linguiste dont les travaux, repris surtout par Lacan en France, marqueront la pensée du vingtième siècle.

    Ecrasé par le poids des figures paternelles familliales, Raymond, qui n'a pas encore vingt ans lors du décès de son père, entreprit des études de lettres à Genève avant de se diriger vers la psychologie puis la médecine. Il fut l'élève puis le gendre du célèbre Théodore Flournoy qui l'initia à la pensée de Freud.

    Raymond de Saussure a rencontré Freud au congrès de La Haye, en 1920, et entreprit une analyse avec lui peu après. Il fit une autre analyse au début des années trente à Berlin sur le divan de Franz Alexander, analyse qu'il poursuivit plus tard à Paris avec Rudolf Loewenstein. Il se joignit à la Société Suisse de Psychanalyse, fondée par Oskar Pfister, avant de participer à la fondation de la Société Psychanalytique de Paris avec son ami Charles Odier.

    Au début de la deuxième guerre mondiale, Raymond de Saussure s'exila aux Etats-Unis où il joignit les rangs de la Société Psychanalytique de New-York. En 1952 il retourna s'installer en Suisse où il s'impliqua activement avec Gremaine Guex et Michel Gressot dans le développement de la psychanalyse. Raymond de Saussure a participé à la création de la Fédération Européenne de Psychanalyse.

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Henri Flournoy

    Fils du prestigieux professeur Théodore Flournoy (1854-1920), Henri Flournoy (1881-1956) provient de l'élite de la société suisse et d'une famille qui eut un grand rôle dans le développement de la psychanalyse tant en Suisse qu'en France. Influencé par les enseignements de son père, Henri Flournoy fit des études de médecine à Genève avant d'aller passer une année à Baltimore auprès de Adolf Meyer.

    C'est avec son beau-frère, Raymond de Saussure, que Henri Flournoy s'initia à l'étude de l'oeuvre de Freud. Après une analyse avec Jung, une autre en Hollande auprès de van Ophuijsen, il se rendit à Vienne faire une analyse avec Freud en 1927, puis une autre tranche deux ans plus tard avec Nunberg. Henri Flournoy joua un rôle important dans le développement de la psychanalyse suisse tout en étant membre de la Société Psychanalytique de Paris.

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Sophie Morgenstein

   Pionnière en France de la psychanalyse des enfants, avec Eugénie Sokolnicka, Sophie Morgenstein est un personnage assez peu connu des jeunes générations même si elle fut une source d'inspiration pour la très célèbre Françoise Dolto.

   D'origine juive polonaise, Sophie Morgenstein (1875-1940), a poursuivi une formation de thérapeute au Burghölzli en Suisse auprès de Bleuler. C'est là qu'elle rencontra Eugène Minkowski qui favorisa sa venue à Paris en 1924. Après une analyse avec Eugénie Sokolnicka, elle devint membre de la Société Psychanalytique de Paris et du groupe de l'Évolution psychiatrique. Ses travaux la situent dans la lignée de la pensée de Anna Freud en ce qui concerne l'approche clinique du traitement des enfants.

   Déjà très ébranlée par le décès accidentel de sa seule fille, Sophie Morgenstein se donna la mort, comme Eugénie Sokolnicka et plusieurs autres, en 1940 lors de l'entrée des troupes nazies dans Paris.

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Autres portraits de la psychanalyse française (1) (2) (4) et (5)

 

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